Posté par Dino, mise à jour le 01/05/2026 à 17:12:45
Guerres napoléoniennes (1799-1815) : Série de guerres opposant la France aux alliances changeantes des puissances européennes. Initialement destinées à maintenir la puissance française acquise lors des guerres de la Révolution française, elles devinrent une tentative de Napoléon d'affirmer sa suprématie dans l'équilibre des pouvoirs en Europe. La victoire sur l'Autriche à la bataille de Marengo (1800) fit de la France la puissance dominante du continent. Seule la Grande-Bretagne conserva sa force, et sa victoire à la bataille de Trafalgar (1805) mit fin à la menace d'invasion de l'Angleterre par Napoléon. Ce dernier remporta des victoires majeures aux batailles d'Ulm et d'Austerlitz (1805), d'Iéna et d'Auerstedt (1806), et de Friedland (1807) contre une alliance russo-autrichienne-prusse. Les traités de Tilsit (1807) et de Schönbrunn (1809) qui en résultèrent placèrent la majeure partie de l'Europe, de la Manche à la frontière russe, soit au sein de l'Empire français, soit sous contrôle français, soit alliée à la France par traité. Les succès de Napoléon résultaient d'une stratégie consistant à déplacer son armée rapidement, à attaquer avec promptitude et à vaincre chaque unité ennemie isolée. La stratégie de riposte de ses ennemis était d'éviter le combat lors de leur retraite, contraignant ainsi Napoléon à étirer excessivement ses lignes de ravitaillement. Cette stratégie fut utilisée avec succès contre lui par le duc de Wellington durant la guerre d'Espagne et par Mikhaïl Barclay de Tolly en Russie. En 1813, la Quadruple Alliance se forma pour s'opposer à Napoléon et rassembla des armées supérieures en nombre à la sienne. Vaincu à la bataille de Leipzig, il fut contraint de se retirer à l'ouest du Rhin et, après l'invasion de la France (1814), il abdiqua. Il rassembla une nouvelle armée pour revenir pendant les Cent-Jours (1815), mais une Quadruple Alliance reformée lui fit obstacle. Sa défaite finale à Waterloo fut due à son incapacité à surprendre et à empêcher les deux armées, menées par Wellington et Gebhard von Blücher, de s'unir pour le vaincre. Avec sa seconde abdication et son exil, l'ère des guerres napoléoniennes prit fin.